dernier jour

28 mai 2010

Les Y9 ces petits jeunes gens de 13/14 ans viennent de s’asseoir pour leurs premiers examens. On les a d’abord mis en lignes, et colonnes par colonnes j’ai dit bonne chance ou viel gluck ou buena suerte aux visages que je reconnaissais. Je ne pensais pas que je me sentirais ainsi, fier, anxieux pour eux, un avec eux.

 

 Je les aurai pour une derniere lecon en fin de matinee et je ne pense pas qu’ils seront tres capable de se concentrer… 

 

Derniere journee dans cette ecole pour moi. 

Choisir

25 avril 2010

“You just didn’t look happy!”

C’est ce que mon médecin d’ami liverpudlien m’a dit au téléphone ce soir.

Depuis cinq jours une magnifique sinusite s’est installée entre moi et mes projets. Un mal de tête qu’aucune aspirine n’efface, des coulements de nez incessants, des réveilles toute les heures de la nuit en sueurs et tremblant. Plus le décalage horaire puisque je suis enfin rentré à Londres, après une semaine de nuage icelandais.

Ma santé ne va pas très fort. Et c’est ce qu’il me dit lui qui m’a ausculté dans la cave du café aux heures de pointe. Il me recommande de prendre du repos et de ne pas retourner à l’école avant Jeudi, trois jours chez moi donc.

C’est vrai que si j’avais passé mes vacances à me reposer plutôt qu’a me transformer en barman dans ce café bondé du Queens ou encore à participer à une course de douze heure de marche olympique. Alors, oui, j’aurai peut être pas tant de mal à surmonter cette sinusite.

Quoique…

Le mode de vie des profs londoniens me semble aussi fou sinon plus que celui des barmans newyorkais. Voici des gens qui sacrifient leur vie privée, affective et surtout leur santé pour un job dont peu d’entre eux voient la beauté.

Et puis les bourses qu’on nous donne pour nos efforts sont si frêles qu’il faut bien se trouver des endroits exotiques où aller en chercher(mais je ne dis rien l’an prochain se sera pis encore).

Mon père a fait l’expérience suivante : en tant que travailleur social, après une dizaine d’années dans la profession il a eu accès à un poste à forte responsabilités, chef de foyer, haut niveau de stress mais bien payé. On peut aussi voir dans cette profession une certaine beauté. Il a fait un infarctus ce qui l’a décidé à devenir prof de yoga et quitter Paris.
Voici une expérience dont je souhaiterais bien tirer profit sans devoir l’imiter.

A chaque vacances depuis que j’ai commencé cette formation je suis tombé malade. Moi dont la santé était de fer, moi qui me promenais en T-shirt en février à Marseille, Moi qui me baignais de Mars à Novembre dans la méditerranée.

Et pour achever de donner un aspect New Age à ce billet voici une parole de sa Sainteté le Dalaï Lama :

« Les hommes usent leur santé à gagner de l’argent puis usent leur argent à soigner leur santé. »

Me voici donc devant un choix qui porte sur :

Quoi après le PGCE ?

D’un côté la possibilité de continuer l’expérience londonienne, sous couvert d’avoir un job, mais vivre à rythme encore plus plus que ce que ce n’est cette année puisque j’aurais entre 10 et 15 classes au lieu de trois. Et la certitude de ne pas looking very happy, comme me disait mon pote.

De l’autre l’inconnu, vaste, vibrant de possibles et de coups de soleil potentiel.

A priori je n’ai pas à choisir de suite, je peux encore me laisser porter par la vague que sera, finir cette année honorablement, rendre et soutenir mon mémoire et même passer quelques entretiens pour des jobs en Septembre, j’en ai d’ailleurs un pour la semaine prochaine.

Mais il faudra choisir.

Il y a cette belle salsa panaménienne qui dit :

« Desiciones, cada dia, alguien pierde alguien gana ave Maria !!! ».

Je suis conscient d’avoir assimilé énormément de choses durant cette année mais, je me demande si la vie hors du boulot ne vaut-elle pas d’être préservée.

C’est une question ouverte…

Je crois que je pourrais écrire pas mal encore mais on m’enseigna l’an passé que les billets trop long son rarement les meilleurs…

Pierre

Iceland

19 avril 2010

Parce qu’un volcan fume un peu au Nord de l’Islande mon avion ne part pas, et comme moi je crois qu’on est un bon paquet. De tous les côtés du monde des gens attendent avec plus ou moins de patience.

Pour ma part ça ne me dérange pas trop je reste à faire le cuistot dans mon petit café du Queens NYC là où je passe une bonne partie de mes vacances. Mais je vois tous ces voyageurs qui se plaignent et comptent l’argent qu’ils ne gagnent pas parce qu’ils ne peuvent pas travailler.

Je devais m’envoler samedi et après une demie heure au téléphone je n’ai pu être replacé que vendredi… mais peut être que vendredi le volcan continuera de produire ce nuage qui empêche les avions de passer. Alors quand on me demande « Combien de temps tu seras là ? » je répond que je n’en sais rien.

Une semaine où le prof fait l’école buissonnière donc… je me demande un peu comment ils (mes élèves) seront avec leur anciennens profès qui ne chantent pas, n’organise pas de jeux ni de compétitions et qui ne dit pas…

Caramba el profesor es estupido !!!

Et c’est intéressant, je me suis tellement investi dans cette formation, cette école, ces enfants, ces leçons, cet objectif. Travailler 5 jour par semaine, partir le matin a 6h45 et rentrer vers 18h. Passer mes week end entier à plannifer une demie douzaine d’heures de cours. Porter ces chaussures qui m’empêchent de courir. Tout cela fait partie de moi maintenant, je ne le remets même plus en question.

Mais come je suis ici et que je m’amuse bien entre mes jam session, mes parties de Freezbee, mon café et l’écran géant du pote chez qui je crèche. Et bien à vrai dire j’ai comme un sentiment en moi qui n’a pas spécialement envie de rentrer.

Personne ne veut jamais rentrer de vacances pas vrai !?

L’expérience de l’homme moderne métro, boulot, dodo m’a apporté beaucoup de bonne chose mais je ne suis pas si certain que ce soit celle que je me propose de vivre l’an prochain.

Une petite voix en moi me dit que peut être je changerai d’avis quand je serai de retour à Londres quand que ce soit. Mais peut être que c’est le moment de faire les petites annonces sur les sites français. Peut être que c’est vacances ralongées sont l’occasion de me redemander avec plus de recul si ce que je fais est que que chose que je me verrais faire pour plusieurs années encore…

À la vie élève devant nous des choix dont tant de choses dépendent et on ne peut s’empêcher de penser qu’il faudrait faire le bon.

Moi je suis un peu fatigué de choisir, ce qui n’est pas forcément un bonne chose à 25 ans.

On verra je suis certains qu’une fois de retour à Londres je donnerai un autre son de cloche.
Un ami me disait à propos du film Avatar quelque chose qui s’applique à moi il me semble :
« On s’identifie toujours à qui nous entoure, ce que l’on fait et où on est. »

Dernier billet avant les vacances.

2 avril 2010

Il ya quelque chose de différente dans cette dernière semaine de cours avant les vacances, les profs passent des films à toutes leurs classes. Le soleil revient. A vrai dire il n’y a plus que les PGCE qui bossent.

Lundi midi lorsque je me suis pointé dans la cours et que je me suis inclus d’office dans une équipe contre mes Y9, il y a eu une seconde de silence sur tout le terrain. Une minute plus tard j’allumais un de mes élèves d’une reprise de volé dans l’estomac. Ëtre gardien c’est toujours un peu risqué. Les élèves n’en revenaient pas on a fini à 25 contre 25 sur un terrain de basquet, si vous vous souvenez de vos meilleurs partis de foot vous savez que c’est toujours comme ça que s’achève un récréation digne de ce nom.

A vrai dire cette épisode m’a un peu remonté le moral parce qu’aucun de mes apprenants de Y9 ne s’est porté volontaire pour mes interviews. après avoir écris à mille et un cadre de l’école et leur avoir soumis une lettre dirigée aux parents écrite et réécrite dix fois… Quelle triste déception… Mes collègues me disent pour me remonter le moral que c’était couru que la semaine avant les vacances et à la fin de la journée personne ne voudrait rester. Et moi fidèle à moi même je me demande ce qu’il y a apprendre de cette déception. Je suppose que c’est une des étapes à mentionner dans mon Mémoire…

Pour rire je proclame que je suis comme ces jeunes couples plein d’illusions, je pensais que le contact que j’avais établi était particulier…

AHAHAH…

Et oui il y a beaucoup à apprendre de cela. Les jeux, les chansons, les blagues et tout le toutime ne retirent rien au fait que nous sommes dans une classe que je suis le prof et que faut pas leur demander de faire des extras.
C’est une bonne leçon je pense.

Pas de trophée pour le deuxième.

23 mars 2010

Dans la bagarre pour un job quelque soit votre catégorie et quelque soit votre sujet, il n’y a qu’un seul vainqueur et le second quoique complimenté pour sa performance retourne à zéro.

C’est la seconde fois qu’un directeur de lycée me communique après une journée d’interview que l’on a considéré ma performance comme étant la pénultième, ou devrais-je dire la seconde meilleure… « et à peu de choses » près ajoutent-ils.

Postuler à un job c’est prendre une journée entière de son temps présenter une leçon à un groupe d’élèves inconnus. Etre observé durant cette leçon. C’est attendre souvent plusieurs heures avant d’être interviewé par les cadres de l’écoles qui eux interview à la pelle et sont un peu las.

Et c’est aussi passer une journée à se dire, cet autre candidat à l’air confiant ou cet autre n’a aucune chance, et sentir cette compétition silencieuse. C’est se dire « Tiens je me verrais bien dans cette école » c’est aussi essayer de se protéger et de se dire « on verra bien » se dire qu’il ne faut pas trop s’attacher à une école visitée juste pour une journée. Même si pour moi l’école qui ma fait son second champion est la même école dans laquelle je travaille tous les jours.

Quel champ de bataille que cette vie ? Un cours interview, une idée en plus ou en moins, quelques accélérations du pouls peuvent décider d’un tournant, d’une orientation de vie.

Les vacances seront bienvenues dans dix jours, mais la fin de la saison des offres d’emplois pour septembre approche.
Il y a ceux qui autour de moi disent « c’est que cela n’était pas pour toi ! ».

Mais je ne trouve pas beaucoup de réconfort dans ce genre de commentaire.
L’éternelle question de la destinée. Quelle marge de manœuvre avons-nous sur les événements de notre vie ?

PS :
(je prédit que maman laissera un commentaire à cette dernière phrase où elle utilisera le mot « prédétermination », et je prédit que comme souvent je penserai « Elle est à côté de la plaque… » Mais ce la n’arrivera plus puisque je l’ai prédit… voici donc un argument en défaveur du destin et en faveur de notre liberté d’action à moins que ma prédiction elle même ne soit le fruit d’un conditionnement quelconque.).

Ouais… ce billet ressemble un peu plus à Matrix qu’à une réflexion sur les offres d’emplois, mais que puis-je. C’est « la vida es sueno… » qui m’avais décidé à étudier l’espagnol et non l’institut cervantes.

Les filles contre les garçons.

20 mars 2010

Dans ma classe de Year 10, des élèves d’une quinzaine d’années, je m’amuse bien. Je me rends souvent compte que je leur propose des choses un peu difficiles, mais en général on se marre bien.

Jeudi dernier j’ai essayé quelque chose pour la première fois, « les filles contre les garçons ». il y a bien plus de filles mais les garçons sont bien plus impliqués dans le cours…

Et dans ma classe il D qui est un jeune garçon qui adore proclamer haut et fort son penchant pour les messieurs, ce qui ne me dérange pas le moins du monde dans la mesure où il le fait assez souvent en Français.

Me voici donc à commencer ma classe et les garçons prennent la tête et D s’écrie :
« Monsieur marquez mes points pour les filles en attendant l’opération »

Monsieur ! Je n’ai pas le droit de mentir.

15 mars 2010

Parce qu’une prof est malade je me retrouve propulsé prof de A levels.

Les A levels sont les étudiants qui ont entre 16 et 18 ans et se préparent à rentrer à la fac, ils sont bien moins nombreux que nos lycéens. Après le GCSE, examen que les élèves passent à 16 ans ceux qui veulent continuer passent des entretiens choisissent entre 3 et 5 matières et les étudient en profondeur pendant deux ans que l’on appelle A levels.

Dans mon groupe 3 Sri-lankaise un anglais et une turque. Et me voici moi qui leur propose une petit exercice simple pour se présenter. Chacun se présente comme si il était devant un jury chargé des admissions à l’université, il faut être convaincant et aussi (pour corser le jeu) glisser trois mensonges dans le texte. Que nous, les autres élèves et moi même devons découvrir.
Seulement voilà ma petite turque qui s’écrie « Mais moi je peut pas mentir pour ma religion »…

Court silence…

« Mais non je rigole.. » L’atmosphère se détend.

Et si elle n’avait pas rigolé, peut être que deux ou trois ans plus tôt si je lui avais proposé le même exercice elle n’aurait pas eu le regard suffisamment mature…

Dans mon école environ 60% des effectifs sont indiens donc ça fait pas mal de plateaux végétariens à midi. Il y a aussi quelques Sicks religion dans laquelle les garçons doivent toujours avoir un couteau sur eux… Ensuite il y a aussi les musulmans et le Ramadan.

Si je m’y fais embaucher l’an prochain, comme je l’espère, il y aura moi aussi dans ce drôle de mélange et je m’y sentirais ravi.

recherches

15 mars 2010

Donc…j’ai un peu l’impression de mettre assis déjà pas mal de fois pour essayer d’y voir clair sur le comment que je vais m’y prendre.

Je suppose qu’à chaque fois je m’y mets les choses s’éclaircissent un peu.

Donc je vais travailler sur l’impact qu’à l’usage de la langue cible pour gérer ce que les anglais appellent le Behaviour Managment sur les compétences productives de mes apprenants.

Revenons donc à ce terme : Behaviour Managment

Le traduire par la discipline c’est perdre son autre aspect positif. Je n’ai pas connaissance que nous autres les Francoparlants ayons d’équivalents honnêtes mais je ne demande qu’à me tromper.

Gérer le Behaviour managment c’est gérer la motivation des élèves sur un continuum qui part de la récompense pour arriver à la sanction. C’est donc gérer que ceux qui font ce qu’il faut et parfois plus soient gratifiés de leurs efforts. Et que ceux qui font ce qu’il faudrait pas trop soient remis à leur place.

Faire tout cela dans la langue cible peut être un peu délicat, et c’est même, selon pas mal de chercheurs, la première raison pour laquelle les enseignants cessent d’utiliser la langue cible en classe.

Mais moi je me trouve dans la perspective Cumbria qui ne vaut pas partout mais qui fait quand même son petit bout de chemin dans ce cadre bien particulier des collèges anglais.

Et ma question ne l’oublions pas c’est, comment faire tout cela influera-t-il sur les compétences de production de mes apprenants ???

Quelles stratégies et comment mesurer ?

Le plus souvent je projette dans mes présentations la phrase et les réponses possibles ce qui peut être une petite chose très simple:

Profe:Estoy muy contento con la participacion de ….
estudiantes: ¿ Cuál es la consecuencia?
Profe: La consecuencia es …

Ou assez complexe :
•A: Para hay un problema.
•B: ¿De verdad, cuál es el problema?
•A: Es un problema grave.
•B: ¿Qué tipo de problema?
•A: ¡Habla inglés!
•B: ¿Y quién tiene este problema?
•A: ¡Es un estudiante grande y rubio!
•B: ¿Y cuál es la consecuencia?
•A: La consecuencia es cantar la canción de las reglas!
•B: ¿¡Muy bien continuamos!?

Que ce soit pour avertir, punir, ou faire des éloges je mets en place une panoplie de mini interventions que je reprends et transforme de cours en cours et je cherche à observer comment mes apprenants les reçoivent et s’en empart.
Le petit Ajola adore répéter ‘estupido’ depuis qu’il m’a entendu le dire (de moi même). En quelque sorte c’est une mini réussite.

Comment mesurer le succès de cette entreprise ??? Mon principal instrument et je n’en suis pas peu fière est un tableau où apparaît le nom de chacun de mes apprenants et le type d’intervention qu’il ont fait par classe. En voici un miniature.
Puedo… Como se dice… ? Hay un problema !
Jeff

Je suis ainsi l’évolution des prise de parole de mes apprenants. Quel est le problème ? bin u en a pas mal des problèmes mais le principal c’est que lorsque j’enseigne je ne peux pas remplir ce tableau du coup si je le fais à la fin de la classe je me fie à ma mémoire et c’est pas très pro…

Et puis mes mesures ne prennent en compte que ce que je sais qu’ils peuvent dire et ce que je suppose qu’ils voudraient dire, ça tourne un peu trop autour de mes perceptions pour que ça soit très objectifs tout ça… mais c’est la règle du jeu.
Malheureusement nous n’avons pas le droit d’enregistrer nos apprenants, même si je continue à chercher à contourner ce problème.

Je suis pas sûr de savoir si des interviews me seraient d’un grand service ???
Mais si vous avez d’autres idées sur comment je pourrais mesurer cette affaire bin chrais content d’vous entendre.

Pierre

Qu’est-ce qui fait la vie d’un prof en Angleterre?

6 mars 2010

Me voici assis dans un ‘café rouge’ une chaine de bistrots qui exploite le filon ‘stéréotype de brasserie française’. Earl grey et pavé au chocolat en attendant que ma tante et ses enfants sortent du théâtre où je les ai invité.
Occasion de se retourner sur cette semaine et en tracer le portrait.

Après avoir entendu dans un morceau MC Yogi que Ganesh pouvait m’arranger mes soucis d’examens, j’ai déposé une poignée de quality street à ses pieds en guise d’offrande. Et après plusieurs échecs et autant de journées de révision, j’ai enfin réussi à tous mes Skills test. Tests qui sont indispensables à l’obtention de ce PGCE. OUF !!!

Vous l’avez devinez un billet qui commence comme ça ne parlera pas que de boulot. Ce soir se mélange dans mes oreilles le brouhaha de la brasserie, Norah Johnes, et quelques souvenirs de la semaine.

Parfois cela m’arrive, peut être à vous aussi, lorsque je suis un peu trop désœuvré et surtout si par hasard j’ai un peu de papier d’écrire merci à tous ceux à qui j‘ai oublié de le dire.

Ce matin en sortant d’un de mes cours un élève m’a tendu une main en disant « cool lesson Sir », deux mètres plus loin un autre me regardait et tendait le pouce vers le ciel, quelques pas plus loin je bombais le torse et souriais large.
Je suis devenu un prof dans un nouveau domaine… aux autres enseignants du département de langue je donne des cours de Yoga le vendredi pour… essayer de se souvenir qu’il existe autre chose.

J’ai décidé que j’allais composer des poèmes avec juste ce que les élèves savent dire, leur montrer et voir si ça leur donne envie de faire pousser des plumes à leurs indexs. Je pense que je leur dirais que ces poèmes sont d’un anonyme.

Lundi je serai observé par mon prof d’université, dans le power point que j’utiliserai se rencontreront Fidel Castro, Shakira, Rigoberta Menchu, Benicio del torro et d’autres… et cela s’appelle la cultural awareness.

Ma problématique est donc : how does the use of the Target language in the Behaviour Managment improve pupils’ productives skills ? Sauf que la classe avec laquelle je suis censé éprouver cette problématique a été dréssée au bâton sec par ma prédécesseur et que je n’ai pas l’impression que j’aurais beaucoup besoin de froncer les sourcils… Mais je suis le dernier à m’en plaindre, comme disait une de mes collègue avec une moquerie pleine d’affection : « Pierre, There is clearly no limit to what you can do in the lesson ! »

La gratitude est un sentiment que l’on ne ressent pas si souvent. Alors lorsqu’on a la chance d’en être effleuré ça fait du bien et on se met à écrire n’importe quoi. Peut être que la gratitude est une sorte d’ébriété, et particulièrement quand on à pas d’objet ou de personne particulière à remercier. On se trouve donc avec ces tonnes de gratitude à exprimer sans cible sinon l’air et ce billet sur un blog.

La semaine prochaine je commence avec ma classe d’allemand et je me demande comment je vais me sortir de cette embuche-ci. Et il y aura les gaillards de Y10 Français qu’il va falloir apprivoiser. Hier j’ai mis un mot à un Y9 qui jouait avec son mini skate board sur la table. Chose que moi même je faisais il y a pile dix ans… C’est donc cela qui les sépare de moi : dix ans… Je me suis dit que j’aurais dû prévenir ce gars-là qu’en continuant comme ça il allait finir prof d’allemand… ça je suis sûr que ça l’aurait fait réfléchir.

La vie a vraiment une architecture surprenante.

Bon, chers vous, je crois qu’après ce genre de déclarations je peux considérer que ce qui était à dire fut dit, je vais finir mon Earl Grey qui est froid maintenant, arrêter Norah Johnes, me lever et aller chercher cousins et cousines.

La vie a vraiment une architecture surprenante.

instant

28 février 2010

Ma mère me presse de dire combien la situation financière des étudiants est précaire…

Mon prof me presse de dire sur un forum quelle sera ma problématique mais n’a jamais répondu au mails où je lui demandais des conseils à ce sujet…

Mes camarades de classes ne parlent que des annonces de jobs pour septembre…

Mes colloques se plaignent que je ne sors pas les poubelles… et ils ont raisons…

Mon abonnement à la piscine s’achève…

mais de tout cela je m’en moque… tant que chantera Mercedes Sosa.